Depuis quelques années, les réseaux sociaux et plateformes comme YouTube regorgent de vidéos impressionnantes de parachutistes et de base jumpers équipés de wingsuit (combinaison ailée).
Ces images, parfois spectaculaires, donnent envie… mais elles ne doivent jamais faire oublier la réalité technique et les exigences de sécurité de cette discipline.
La wingsuit trouve ses origines au début du XXᵉ siècle, mais son développement moderne débute réellement dans les années 1990 grâce à Patrick de Gayardon, véritable pionnier du vol humain.
Dans les années 2000, Loïc Jean-Albert poursuit ce travail et contribue largement à la démocratisation de la pratique.
Il est essentiel de comprendre que la pratique de la wingsuit commence obligatoirement en parachutisme avion, avant toute éventuelle approche du base jump.
En base jump wingsuit :
les hauteurs sont beaucoup plus faibles,
il n’y a qu’une seule voile,
aucun système de déclenchement de sécurité,
le niveau de risque est nettement supérieur à celui du parachutisme avion.
La wingsuit modifie profondément :
le geste d’ouverture, plus technique à cause de la mobilité réduite des bras,
la notion du temps, souvent trompeuse pour les débutants.
Certaines wingsuits offrent une finesse allant jusqu’à 4, ce qui signifie :
pour 1 000 m de hauteur, jusqu’à 4 000 m de distance horizontale,
une vitesse verticale d’environ 60 km/h, contre 200 km/h en chute libre classique.
Il existe une large gamme de combinaisons :
track suits,
combinaisons 1 pièce ou 2 pièces (pantalon + veste),
wingsuits haute performance, beaucoup plus exigeantes techniquement, notamment lors de l’ouverture.
Cette diversité impose une progression rigoureuse et encadrée.
Pour toutes ces raisons, la wingsuit est réglementée en parachutisme et encadrée par la Fédération Française de Parachutisme.
La progression est divisée en trois niveaux officiels.
Conditions d’accès :
être titulaire du BPA,
posséder le module BI4 track,
totaliser 150 sauts minimum.
Formation :
formation théorique,
2 sauts tests,
aucun emport de caméra durant l’apprentissage.
Après validation :
pratique en binôme maximum,
hauteur d’ouverture : 1 500 m,
jusqu’à l’accès au niveau 2.
Conditions :
avoir validé le niveau 1,
totaliser 20 sauts minimum en wingsuit niveau 1.
Formation :
2 sauts de validation,
pas d’emport de caméra durant l’apprentissage,
hauteur d’ouverture maintenue à 1 500 m.
Après validation :
ouverture possible à 1 100 m,
nombre de participants variable selon l’expérience.
Conditions :
être titulaire du brevet C ou D,
totaliser 300 sauts,
dont 80 minimum en wingsuit niveau 2.
Validation :
2 sauts tests,
emport de caméra toujours interdit pendant la validation,
hauteur d’ouverture : 1 500 m,
nombre de wingsuiters adapté à l’expérience et à l’aisance.
Pour pratiquer la wingsuit en sécurité, il est obligatoire de disposer :
d’un altimètre sonore,
d’un altimètre visuel (idéalement sur la sangle de poitrine),
d’une voile adaptée (taille et type recommandés selon le niveau).
Il est également obligatoire d’emporter un téléphone éteint pendant le vol, très utile en cas de posé hors zonepour être rapidement joignable.
La wingsuit est une discipline fascinante, exigeante et technique, qui :
nécessite une solide expérience en parachutisme,
impose une progression structurée,
ne tolère aucune approximation en matière de sécurité.
Derrière les images spectaculaires se cache une formation longue, rigoureuse et encadrée, indispensable pour pratiquer en toute sécurité.
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